Le mot "Hague" vient du viking est signifierait enclos. La Hague, située à l'extrémité Nord-Ouest de la presqu'île du Cotentin,entourée d'une mer qui possède ses humeurs, est une terre de caractère méconnue. Sous les vents du large, elle découvre un paysage superbe verdoyant et de beaux sites touristiques. Quelque soit la saison ou le temps, la Hague charme les horsains et reste dans le coeur de ses habitants.Les falaises de la Hague sont marquées par les chemins du littoral, qui en traversant les siècles ont été témoins de faits divers tels que les fraudes d’étoffe au XVIIème siècle ou la contrebande de tabac. Le sentier des douaniers, confondu avec le GR223 allant d’Avranches à Barfleur, serpente à travers les ajoncs, surplombant les embruns ou se confondant avec le sable des plages.
C’est donc au cours des promenades que l’on découvre cette terre si séduisante. La Hague est donc ce territoire imprégné de mer, ce territoire immuable malgré les vents et les tempêtes, témoin de naufrages, de contrebande, de légendes bref de l’histoire de ses habitants. Le Haguais y a depuis toujours laissé ses empreintes sans pour autant dénaturer son milieu. Les maisons, les châteaux, les moulins ou encore les églises construits avec cette pierre du pays sont ancrés dans le paysage comme s’ils étaient là depuis sa création, nous rappelant que la Hague est une unité dans laquelle chaque village, chaque site, chaque monument nous entraîne vers un autre.Et les gens l’aiment cette Hague. Ceux du Pays en sont fiers et pour les autres elle devient une vraie révélation. Des Horsains comme Didier Decoin s’y installent et lui rendent hommage dans des livres ; Certains viennent y passer de douces années avant de s’y éteindre comme Alexandre Trauner ou Jacques Prévert ; D’autres y tournent des films ou la peignent pour l’immortaliser ou pour en garder une partie près de leur cœur. La Hague c’est tout cela. C’est toute l’authenticité d’un pays. Comme le dit Decoin , la Hague est un grand livre ouvert qui se regarde, qui s’écoute, qui se relit, qui s’écrit. J'ai tenté de l'écrire, découvrez-le ci-dessous.
« Ô espaces qui m’avaient tant fait rêver quand j’étais enfant,me sera t-il jamais permis de vous faire seulement soupçonner ! »
Jean-François Millet
vendredi 3 août 2007
Le Marin
Visage devenu sec, tant il fut frappé par les embruns,
Peau cuite par le soleil salé et marquée d’escarres ,
Pouces plats et ongles meurtris sur de très grandes mains
Qui tiennent solidement et bien droite la barre.
Regard fixe sur l’horizon, attentif et évitant,
Bleu de toute cette mer avalée, bleu comme l’océan.
Immobile dans son imposante carrure, par cette houle,
Il ne dit rien, par froideur normande qui en lui coule,
Telle le fleuve dans la mer, mêlée à son sang.
Il cache une moue dure sous sa moustache figée
Puis saute agilement à terre et largue les amarres,
Répète ces gestes mille fois faits et encore refaits,
Impressionne les horsains, fait taire les enfants bavards.
Heureux celui qui comme moi pu voir ces trésors,
Que le pirate protège des tempêtes violentes.
Car il est simple de percer la brume qui couvre le port
Pour trouver une chaleur et une amitié rassurantes.
Osez donc sourire au marin endurcit au cœur d’or !
A Phiphi
Saint-Vaast-la-Hougue
Au petit matin, dorment le long des pontons,
Beaux voiliers, blanches vedettes et yachts brillants.
A l’entrée du port, seuls veillent les goélands :
Dernières sentinelles de la Hougue poursuivant
Les premiers chalutiers rapportant le poisson.
Sous leurs cris et leurs battements d’aile, Saint Vaast s’éveille.
Au bord du quai, les pêcheurs vident filets et casiers.
Sur des lits de varech et de glace pilée,
Luisent les écailles, s’étalent huîtres et bouquet,
Que choisissent en expertes quelques dames vieilles.
Vers la mer descendue, partent les travailleurs
Auprès des parcs ostréicoles de la baie.
Ils croisent des gens bottés, dans la vase penchés,
Qui du bout de leur crochet, cherchent leur souper ;
Et ceci sous l’œil étonné des nombreux marcheurs.
Si vous quittez Saint Vaast, pour d’autres horizons,
Gardez en mémoire tous ces moments de vie
Comme ces peintres qui croquent l’île de Tati.
A votre retour, vous reviendront cette magie,
Toutes ces couleurs, odeurs et tous ces sons.
Beaux voiliers, blanches vedettes et yachts brillants.
A l’entrée du port, seuls veillent les goélands :
Dernières sentinelles de la Hougue poursuivant
Les premiers chalutiers rapportant le poisson.
Sous leurs cris et leurs battements d’aile, Saint Vaast s’éveille.
Au bord du quai, les pêcheurs vident filets et casiers.
Sur des lits de varech et de glace pilée,
Luisent les écailles, s’étalent huîtres et bouquet,
Que choisissent en expertes quelques dames vieilles.
Vers la mer descendue, partent les travailleurs
Auprès des parcs ostréicoles de la baie.
Ils croisent des gens bottés, dans la vase penchés,
Qui du bout de leur crochet, cherchent leur souper ;
Et ceci sous l’œil étonné des nombreux marcheurs.
Si vous quittez Saint Vaast, pour d’autres horizons,
Gardez en mémoire tous ces moments de vie
Comme ces peintres qui croquent l’île de Tati.
A votre retour, vous reviendront cette magie,
Toutes ces couleurs, odeurs et tous ces sons.
Diélette
Rendez nous Diélette.
Rendez nous la Diélette de notre enfance,
Celle des sorties du dimanche et de nos vacances.
Rendez nous la tendre époque,
Le plongeon de la digue, la pêche à la crevette.
Rendez nous le chien dans la rivière,
Les chemins de campagne, les cueillettes
D’escargots, de mûres et de champignons.
Rendez nous les châteaux de sable au Platée,
Les marches vers Siouville, le goudron des rochers.
Rendez nous le mouton grillé et les croustillons,
Les sucreries du boucher et les flambées.
Rendez nous le bruit de la mer au réveil,
Le klaxon du boulanger et le bol de lait.
Rendez nous les flambeaux de juillet,
La foire, les manèges et les sucettes.
Rendez nous les soirées à la plage,
Tous nos jeux et nos rondes sages.
Rendez nous Diélette !
Pourquoi tout doit grandir en ce monde ?
Les enfants comme les petits ports ?
Rendez nous nos souvenirs morts.
Rendez nous la Diélette de notre enfance,
Celle des sorties du dimanche et de nos vacances.
Rendez nous la tendre époque,
Le plongeon de la digue, la pêche à la crevette.
Rendez nous le chien dans la rivière,
Les chemins de campagne, les cueillettes
D’escargots, de mûres et de champignons.
Rendez nous les châteaux de sable au Platée,
Les marches vers Siouville, le goudron des rochers.
Rendez nous le mouton grillé et les croustillons,
Les sucreries du boucher et les flambées.
Rendez nous le bruit de la mer au réveil,
Le klaxon du boulanger et le bol de lait.
Rendez nous les flambeaux de juillet,
La foire, les manèges et les sucettes.
Rendez nous les soirées à la plage,
Tous nos jeux et nos rondes sages.
Rendez nous Diélette !
Pourquoi tout doit grandir en ce monde ?
Les enfants comme les petits ports ?
Rendez nous nos souvenirs morts.
Petit poème pour un petit port
Deux petites jetées de granit.
Onze mètres entre les deux petites jetées de granit.
Vingt cinq barques retenues entre les deux petites jetées de granit.
Cinquante cordes attachant les vingt cinq barques retenues entre les deux petites jetées de granit.
Et moi, toute seule à admirer deux petites jetées de granit.
Onze mètres entre les deux petites jetées de granit.
Vingt cinq barques retenues entre les deux petites jetées de granit.
Cinquante cordes attachant les vingt cinq barques retenues entre les deux petites jetées de granit.
Et moi, toute seule à admirer deux petites jetées de granit.
Port Racine
L’été, à Port Racine, courent sur le granit rosé,Des enfants délurés qui plongent de la courte jetée.
Leurs parents eux, les surveillent d’un air détaché,
Préférant se reposer, adossés aux murs colorés ;
Et tout ce petit monde dore au soleil haguais
Sur ce port de poupée comme à Saint Tropez.
Mais point de bateaux laqués dans cette anse abritée,
Car seules les petites barques ont la place de glisser
Entre les jetées d’où plongent toujours les enfants délurés.
Ils chahutent dans l’eau puis remontent sur les barreaux rouillés,
Sautent tant, que leurs pas n’ont pas le temps de sécher.
Leurs parents, eux ne surveillent plus, sans doute lassés
Ou trop occupés à soigner leur peau brûlée.
Et tout ce petit monde doré au soleil haguais,
Ne songe même pas au corsaire du passé
Qui cherchait à Saint Martin un abri pour mouiller
Et repartir après le grain, pourchasser les Anglais.
Le soir, à Port Racine, courent sur le granit rosé,
Les enfants délurés qui ne veulent pas rentrer.
Leurs parents les traînent par le bras, agacés,
Tandis que les pêcheurs moqueurs quittent leur barque encordée.
Et tout ce petit monde laisse le plus petit port français.
Ô douce insouciance estivale des vacanciers !
Les gens de ce pays
Les gens de ce pays ont le caractère fort
Pour rester debout quand souffle le vent.
Ils semblent aussi froids que les rudes hivers.
Les gens de ce pays sont comme la mer.
Leurs yeux changent de couleur selon l’humeur ;
Les vagues de leur front se creusent avec le temps.
Les gens de ce pays sont aussi résistants
Qu’un petit muret de pierres sur une falaise ;
Jamais ils ne courbent le dos sous la pluie.
Les gens de ce pays, comme leur pays,
Cachent derrière le roc, le panorama
Et offrent de contempler, à celui qui voit.
Pour rester debout quand souffle le vent.
Ils semblent aussi froids que les rudes hivers.
Les gens de ce pays sont comme la mer.
Leurs yeux changent de couleur selon l’humeur ;
Les vagues de leur front se creusent avec le temps.
Les gens de ce pays sont aussi résistants
Qu’un petit muret de pierres sur une falaise ;
Jamais ils ne courbent le dos sous la pluie.
Les gens de ce pays, comme leur pays,
Cachent derrière le roc, le panorama
Et offrent de contempler, à celui qui voit.
Merci à toi Goury
Tes flots qui m’ont tant bercée
Ne t’ont pas toujours ramené
Que de jolis petits galets :
Au soleil dorent mes souvenirs
Qui ne seront pas à l’avenir
Emportés par le vent haguais
Soufflant sur les landes et rochers.
Ici les vieilles pierres m’ont contée
Des légendes, des naufrages et le courage
Des sauveteurs du Mona Rigolet.
Merci à toi Goury
Que je garderai dans mon cœur
Merci pour ces petits bonheurs,
Ces moments de vie et ces douces heures.
Ne t’ont pas toujours ramené
Que de jolis petits galets :
Au soleil dorent mes souvenirs
Qui ne seront pas à l’avenir
Emportés par le vent haguais
Soufflant sur les landes et rochers.
Ici les vieilles pierres m’ont contée
Des légendes, des naufrages et le courage
Des sauveteurs du Mona Rigolet.
Merci à toi Goury
Que je garderai dans mon cœur
Merci pour ces petits bonheurs,
Ces moments de vie et ces douces heures.
Goury dans la brume
La mer caresse les galets
Dans le port calme de la Hague.
Au loin Aurigny disparaît
Et le ciel se perd dans les vagues.
Un voile est tombé sur les landes
Et le phare fait sonner sa corne
Rappelant aux gens qui l’entendent
Que la brume tout le cap orne.
Dans le port calme de la Hague.
Au loin Aurigny disparaît
Et le ciel se perd dans les vagues.
Un voile est tombé sur les landes
Et le phare fait sonner sa corne
Rappelant aux gens qui l’entendent
Que la brume tout le cap orne.
La pêche au crabe
Chaque Haguais
Dans le cœur de chaque Haguais,
Horsains, horsains sachez,
Dans le cœur de chaque Haguais,
Se trouve un poème salé ;
Où volent les mouettes argentées,
Horsains, horsains sachez,
Où volent les mouettes argentées,
Au-dessus des lourds chalutiers.
Dans l’œil bleu de chaque Haguais,
Horsains, horsains sachez,
Dans l’œil bleu de chaque Haguais,
Se mêle la mer agitée ;
Que surplombe le chemin des Douaniers,
Horsains, horsains sachez,
Que surplombe le chemin des Douaniers,
En haut des falaises escarpées.
Dans le rêve de chaque Haguais,
Horsains, horsains sachez,
Dans le cœur de chaque Haguais,
Il y a une maison dans un pré ;
Traversé de petits murets,
Horsains, horsains sachez,
Traversé de petits murets,
Comme dans une toile de Millet.
Horsains, horsains sachez,
Dans le cœur de chaque Haguais,
Se trouve un poème salé ;
Où volent les mouettes argentées,
Horsains, horsains sachez,
Où volent les mouettes argentées,
Au-dessus des lourds chalutiers.
Dans l’œil bleu de chaque Haguais,
Horsains, horsains sachez,
Dans l’œil bleu de chaque Haguais,
Se mêle la mer agitée ;
Que surplombe le chemin des Douaniers,
Horsains, horsains sachez,
Que surplombe le chemin des Douaniers,
En haut des falaises escarpées.
Dans le rêve de chaque Haguais,
Horsains, horsains sachez,
Dans le cœur de chaque Haguais,
Il y a une maison dans un pré ;
Traversé de petits murets,
Horsains, horsains sachez,
Traversé de petits murets,
Comme dans une toile de Millet.
La Mer
Rien ne pourrait me faire
Oublier la mer.
Serais-je vraiment heureuse
Seule et si loin d’elle ?
Moi, éternelle rêveuse !
L’entendre murmurer,
La voir d’or au soleil,
La sentir sous mes pieds,
Goûter son sel sur mes lèvres,
Fait mon petit bonheur.
A n’importe quelle heure,
Assise sur la grève,
Sur les falaises frappées,
J’ai besoin de cet élément,
Par tempête ou beau temps,
Pour pouvoir résister.
Même perdue dans les terres,
Rien ne pourrait me faire
Oublier la mer.
Serais-je vraiment heureuse
Seule et si loin d’elle ?
Moi, éternelle rêveuse !
L’entendre murmurer,
La voir d’or au soleil,
La sentir sous mes pieds,
Goûter son sel sur mes lèvres,
Fait mon petit bonheur.
A n’importe quelle heure,
Assise sur la grève,
Sur les falaises frappées,
J’ai besoin de cet élément,
Par tempête ou beau temps,
Pour pouvoir résister.
Même perdue dans les terres,
Rien ne pourrait me faire
Oublier la mer.
L’Enracinée

Souvent on me dit :
« Tu es comme ceux de ton pays,
Ces chauvins si fiers,
Ces gens de la mer
Qui haussent le ton
Et qui s’effarouchent
Dès que l’on touche
A leur région. »
Souvent on me dit :
« Tu te sens visée
Si on parle de pluie
Là où tu es née. »
On me dit toujours :
« Ce n’est plus de l’amour,
Tu te rends malade
Pour une terre fade. »
Et je réponds chaque fois :
« Je suis une fille de là-bas,
Une fille du vent, de la mer,
Toujours entre ciel et terre.
Je suis une enracinée
De ce bout de terre paumé,
Je suis une fille de là-bas,
Qui ne comprends pas.
« Tu es comme ceux de ton pays,
Ces chauvins si fiers,
Ces gens de la mer
Qui haussent le ton
Et qui s’effarouchent
Dès que l’on touche
A leur région. »
Souvent on me dit :
« Tu te sens visée
Si on parle de pluie
Là où tu es née. »
On me dit toujours :
« Ce n’est plus de l’amour,
Tu te rends malade
Pour une terre fade. »
Et je réponds chaque fois :
« Je suis une fille de là-bas,
Une fille du vent, de la mer,
Toujours entre ciel et terre.
Je suis une enracinée
De ce bout de terre paumé,
Je suis une fille de là-bas,
Qui ne comprends pas.
Promenade hagarde
Venez Ami, partons vous et moi dans la Hague
Je serai votre guide dans ces chemins escarpés
Qui surplombent l’eau bleutée et agitée.
Ecoutez donc s’écraser la vague
Sur ces falaises déchirées.
Ne regardez pas vers l’horizon voilé :
Vous risqueriez de tomber
Dans les pentes des douaniers.
Au vent tremble l’herbe folle,
Au loin une mouette rigole...
Arrêtons nous sur ce rocher
Et admirons la mer s’acharner
Sur ce granit si pur …
Et si vous trouvez la route trop dure,
Ne revenons plus cher ami !
Restons vous et moi à regarder le soleil se coucher
Sur notre belle Normandie…
Je serai votre guide dans ces chemins escarpés
Qui surplombent l’eau bleutée et agitée.
Ecoutez donc s’écraser la vague
Sur ces falaises déchirées.
Ne regardez pas vers l’horizon voilé :
Vous risqueriez de tomber
Dans les pentes des douaniers.
Au vent tremble l’herbe folle,
Au loin une mouette rigole...
Arrêtons nous sur ce rocher
Et admirons la mer s’acharner
Sur ce granit si pur …
Et si vous trouvez la route trop dure,
Ne revenons plus cher ami !
Restons vous et moi à regarder le soleil se coucher
Sur notre belle Normandie…
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