lundi 13 août 2007

Sans titre

Un couloir, une foule. Ici ou ailleurs, maintenant ou jamais.
Un couloir, une foule tourmentée par le vent qui souffle dehors.
Il est tôt.
Un couloir, une foule qui s'amasse.
Elle avance.
Un couloir, une foule anonyme et deux silhouettes familières.
Elle s'approche.
Bonjour.
Deux silhouettes qui conversent.
Elle intervient.
Bonjour.
Elle parle.
Attention de l'une, ignorance butée de l'autre.
Un couloir, une foule. Deux bras obstinément croisés sur une veste marron.
Des cheveux blonds pris dans une barrette.
Deux silhouettes dans un couloir, ici ou ailleurs, maintenant ou jamais.
Attention de l'une, ignorance butée de l'autre.
Un regard bleu qui évite son regard.
Un couloir et au milieu du bruit de la foule : une sonnerie.
IL est tôt.
Elle s'en va.
De toute façon elle n'existe plus.
Que faire face à l'absence d'un regard dans lequel on n'existe pas ?
A Marie

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