
Avec votre peau de pierre glacée et blanche,
Prenant une pose pour l’éternité,
Vous semblez nous observer,
Nous, pantins de chair, poings sur les hanches,
Errant dans nos vies vides, épars et inutiles,
Sans but et sans efforts sur des jambes fragiles.
Et en silence, votre cœur de marbre rit,
Sans que se dessine sur vos lèvres muettes
Quelque moue pétrie d’ironie.
Et vous savez qu’en vous, nos délires se reflètent.
Vous semblez nous jauger de votre œil fixe et dur,
Vous, spectres livides, fantômes blêmes,
Héros de bronze ou anges purs,
Vous qui peuplez nos salles froides que j’aime.
Et j’aurais tant voulu quand même
Etre née des mains de Rodin,
Etre quelque Danaïde en son jardin,
Pour voir mon corps prisonnier de la pierre
Et laisser une part de moi sur cette terre.
Prenant une pose pour l’éternité,
Vous semblez nous observer,
Nous, pantins de chair, poings sur les hanches,
Errant dans nos vies vides, épars et inutiles,
Sans but et sans efforts sur des jambes fragiles.
Et en silence, votre cœur de marbre rit,
Sans que se dessine sur vos lèvres muettes
Quelque moue pétrie d’ironie.
Et vous savez qu’en vous, nos délires se reflètent.
Vous semblez nous jauger de votre œil fixe et dur,
Vous, spectres livides, fantômes blêmes,
Héros de bronze ou anges purs,
Vous qui peuplez nos salles froides que j’aime.
Et j’aurais tant voulu quand même
Etre née des mains de Rodin,
Etre quelque Danaïde en son jardin,
Pour voir mon corps prisonnier de la pierre
Et laisser une part de moi sur cette terre.
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