mercredi 8 août 2007

Mektoub


Tête et corps vers le plafond blanc,
Regard fixe n’observant rien,
Brouillé par une eau salée d’Orient,
Par la lumière du soleil tunisien.

Il pleut dehors en plein mois de juillet.
L’été se cache dans un coin du cœur,
Sa chaleur égoïste a déserté,
Pour ne faire vivre qu’une fleur.

Tête et corps vers le plafond blanc,
Regard fixe n’observant rien,
Sec comme la terre de Kairouan
Mais l’âme est déjà partie loin.

Elle danse contre les arcs outrepassés,
Se rafraîchit à l’oasis de Tozeur
Puis se repose devant un verre de thé
Et erre dans les souks qui lui font peur.

Elle cherche le soleil d’Orient
Sous les étoffes des marchands de tapis,
A dos de chameau nonchalant,
Dans toutes les grottes de Chenini.

Réveil brutal sur le plafond blanc
Où un bref voyage tunisien
Avait peint un soleil couchant
Un certain jour d’un troublant destin.

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