
Souvent on me dit :
« Tu es comme ceux de ton pays,
Ces chauvins si fiers,
Ces gens de la mer
Qui haussent le ton
Et qui s’effarouchent
Dès que l’on touche
A leur région. »
Souvent on me dit :
« Tu te sens visée
Si on parle de pluie
Là où tu es née. »
On me dit toujours :
« Ce n’est plus de l’amour,
Tu te rends malade
Pour une terre fade. »
Et je réponds chaque fois :
« Je suis une fille de là-bas,
Une fille du vent, de la mer,
Toujours entre ciel et terre.
Je suis une enracinée
De ce bout de terre paumé,
Je suis une fille de là-bas,
Qui ne comprends pas.
« Tu es comme ceux de ton pays,
Ces chauvins si fiers,
Ces gens de la mer
Qui haussent le ton
Et qui s’effarouchent
Dès que l’on touche
A leur région. »
Souvent on me dit :
« Tu te sens visée
Si on parle de pluie
Là où tu es née. »
On me dit toujours :
« Ce n’est plus de l’amour,
Tu te rends malade
Pour une terre fade. »
Et je réponds chaque fois :
« Je suis une fille de là-bas,
Une fille du vent, de la mer,
Toujours entre ciel et terre.
Je suis une enracinée
De ce bout de terre paumé,
Je suis une fille de là-bas,
Qui ne comprends pas.
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