mercredi 8 août 2007

Le Jardin

Sur le rebord de la fenêtre,
Au bord du monde fou,
Tout est si simplement doux,
Ma vie, les gens, mon être.

Et en bas, sous mes pieds,
Le jardin me regarde rêver.
Au loin, la ville ronronne
Mais les oiseaux
Chantent plus haut
Que tous ces bruits qui bourdonnent.

Sur le rebord de la fenêtre,
Au bord du monde fou,
Je m’étire au soleil maître
Tel le chat sur la chaude pierre.

Parfois une mouette passe en riant
Et le jardin me surprend oubliant.
Sur l’herbe tendre et verte
Je nous vois encore pourtant,
Courant, tournant et chantant,
Tombant et roulant en criant
Parmi les boutons d’or et pissenlits.
Mon frère ! comme nous avons grandit !

Le jardin est toujours le même
Et le camélias déjà fleurit.
La petite fille encore s’y promène
Mais ne fait plus de petits bouquets
Les myosotis, primevères et pâquerettes
Ne servent plus à la dînette
Et le rouge des fraises des bois pâlit
Au pied des belles jonquilles.

Sur le rebord de la fenêtre
Au bord du monde fou,
Tout est si simplement doux
Ma vie, les gens, mon être…

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