Je chante
Entendez-moi
Je dérange
En haut
Je dérange
En bas
Je chante
Ecoutez-moi
Je chante
Nul ne me voit
Je peux dire
Ces choses
Je peux dire
Et j’ose
Je chante
Comme j’écris
On saura
Si on me lit
Qui je suis
Je chante
Nul ne me voit.
dimanche 21 octobre 2007
Persuasion
Il fait beau, le soleil brille.
Il fait beau, le soleil brille, il est loin d'elle.
Il fait beau, il est loin d'elle, l'autre est là.
Mais le soleil brille, donne, tout va presque bien.
C'est toujours la guerre, le soleil brille quand même, on est si loin, l'autre est là, tout va bien.
C'est la guerre.
Le soleil brille, il est loin d'elle, il est là.
Le soleil.... si loin....mais là....la guerre....va bien....
Il y a lui, alors le soleil au milieu de la guerre,
Oui c'est bien le soleil qui loin de lui est là !
Alors il n'espère plus.
Sous le soleil il fait la guerre...là.
Tout va bien, le soleil brille même pendant la guerre.
Qui aurait cru qu'il lui aurait fait de l'ombre?
Il n'espère plus.
Il fait beau, le soleil brille, il est loin d'elle.
Il fait beau, il est loin d'elle, l'autre est là.
Mais le soleil brille, donne, tout va presque bien.
C'est toujours la guerre, le soleil brille quand même, on est si loin, l'autre est là, tout va bien.
C'est la guerre.
Le soleil brille, il est loin d'elle, il est là.
Le soleil.... si loin....mais là....la guerre....va bien....
Il y a lui, alors le soleil au milieu de la guerre,
Oui c'est bien le soleil qui loin de lui est là !
Alors il n'espère plus.
Sous le soleil il fait la guerre...là.
Tout va bien, le soleil brille même pendant la guerre.
Qui aurait cru qu'il lui aurait fait de l'ombre?
Il n'espère plus.
Le Temps passe
Ecoute, le temps passe.
Avant même qu’on semble toucher le matin,
Déjà le ciel s’obscurcit.
Pourtant, celui-ci avait oublié la nuit.
Ton absence me lasse…
Regarde le temps passe.
Avant même que la lumière ait aveuglé le monde,
Déjà l’obscurité l’inonde.
Pourtant celle-ci avait trahit la nuit.
Ton silence me glace…
Vois, sens comme le temps passe !
Avant même de s’être apprivoisés,
Déjà un an s’est écoulé.
Pourtant chacun reste à sa place…
Mais n’ignore jamais, oh non jamais,
Qu’un jour la lumière disparaît !
Le jour est mort, c’est terminé.
Avant même qu’on semble toucher le matin,
Déjà le ciel s’obscurcit.
Pourtant, celui-ci avait oublié la nuit.
Ton absence me lasse…
Regarde le temps passe.
Avant même que la lumière ait aveuglé le monde,
Déjà l’obscurité l’inonde.
Pourtant celle-ci avait trahit la nuit.
Ton silence me glace…
Vois, sens comme le temps passe !
Avant même de s’être apprivoisés,
Déjà un an s’est écoulé.
Pourtant chacun reste à sa place…
Mais n’ignore jamais, oh non jamais,
Qu’un jour la lumière disparaît !
Le jour est mort, c’est terminé.
De Glace
Elle t’agace, elle est de glace.
Ils ne voient tous qu’elle,
Elle n’en voit rien.
Sourire au vent, elle va et vient
En toute aisance,
Elle blague, elle charme,
Elle brille, elle nargue,
Revient te voir
Tout sourire dans ses yeux clairs.
Elle t’agace, elle est de glace.
Ils ne voient tous qu’elle,
Elle n’en voit rien,
T’emmène au vent et à la mer
En tête à tête,
Elle brille, elle toise
Plus que la lune pleine,
Debout dans le noir,
Tout sourire dans ses yeux clairs.
Elle t’agace, elle est de glace.
Tu ne vois plus qu’elle,
Elle n’en voit rien,
Les pieds dans l’eau et dans la nuit
Refuse ton étreinte, Se rit de toi.
Elle t’agace, elle est de glace.
Tu aurais dû la voler
D’un baiser salé,
Pour punir d’un trait
Cette froide effrontée.
Ils ne voient tous qu’elle,
Elle n’en voit rien.
Sourire au vent, elle va et vient
En toute aisance,
Elle blague, elle charme,
Elle brille, elle nargue,
Revient te voir
Tout sourire dans ses yeux clairs.
Elle t’agace, elle est de glace.
Ils ne voient tous qu’elle,
Elle n’en voit rien,
T’emmène au vent et à la mer
En tête à tête,
Elle brille, elle toise
Plus que la lune pleine,
Debout dans le noir,
Tout sourire dans ses yeux clairs.
Elle t’agace, elle est de glace.
Tu ne vois plus qu’elle,
Elle n’en voit rien,
Les pieds dans l’eau et dans la nuit
Refuse ton étreinte, Se rit de toi.
Elle t’agace, elle est de glace.
Tu aurais dû la voler
D’un baiser salé,
Pour punir d’un trait
Cette froide effrontée.
Il était une femme...
Tu as trouvé ta bien aimée.
Tu ne le sais pas encore :
Tu n’as pas lu ce conte de fée
Qui dure toujours et à la mort.
Il y a un prince bien seul
Et une belle ingénue
Qui se cherche et est émue
A cause d’une vieille aïeule.
Ou alors est-ce un vagabond
Qui vole une princesse d’Orient.
En tous cas ils s’aimeront
Et auront beaucoup d’enfants.
Je perds le fil de l’histoire.
Elle t’emmènera loin,
Tu la perdras par hasard
Mais tout finira très bien.
Elle sera ton évidence,
La fin de tout une errance,
La moitié de toi tout le temps
Et le début d’un long roman.
Tu ne le sais pas encore :
Tu n’as pas lu ce conte de fée
Qui dure toujours et à la mort.
Il y a un prince bien seul
Et une belle ingénue
Qui se cherche et est émue
A cause d’une vieille aïeule.
Ou alors est-ce un vagabond
Qui vole une princesse d’Orient.
En tous cas ils s’aimeront
Et auront beaucoup d’enfants.
Je perds le fil de l’histoire.
Elle t’emmènera loin,
Tu la perdras par hasard
Mais tout finira très bien.
Elle sera ton évidence,
La fin de tout une errance,
La moitié de toi tout le temps
Et le début d’un long roman.
Le Papillon
Mes cils contre votre joue,
Se jouent de vous
Et battent des ailes
Pour que mon envol vienne.
Mon ami !
Cachez donc cette moue !
Ma bouche n'est point à vous,
Elle demeurera sienne !
Dansons à présent voulez-vous.
Et que dans ce bal effréné,
Mes cils battant des ailes
Sur votre visage résigné,
Me portent vers mon aimé.
Un papillon vous embrasse du ciel.
(15/11/05)
Se jouent de vous
Et battent des ailes
Pour que mon envol vienne.
Mon ami !
Cachez donc cette moue !
Ma bouche n'est point à vous,
Elle demeurera sienne !
Dansons à présent voulez-vous.
Et que dans ce bal effréné,
Mes cils battant des ailes
Sur votre visage résigné,
Me portent vers mon aimé.
Un papillon vous embrasse du ciel.
(15/11/05)
L'Ange

C’est par une douce soirée d’avril,
Que dans une triste gare désertée,
Un ange de noël est tombé de là-haut.
Tombé au beau milieu de la ville.
Que dans une triste gare désertée,
Un ange de noël est tombé de là-haut.
Tombé au beau milieu de la ville.
L’ange chut sur le quai.
Il tomba.
L’ange tomba une seconde fois.
Il tomba amoureux de moi.
Dans cette triste gare désertée
L’ange tombé de là-haut
Puis tombé amoureux sur le quai
N’osait me regarder.
Puis dans cette chambre dépouillée
Au beau milieu de cette ville
Par une belle nuit d’avril
L’ange est tombé une nouvelle fois.
L’ange est tombé dans mes bras.
Il tomba.
L’ange tomba une seconde fois.
Il tomba amoureux de moi.
Dans cette triste gare désertée
L’ange tombé de là-haut
Puis tombé amoureux sur le quai
N’osait me regarder.
Puis dans cette chambre dépouillée
Au beau milieu de cette ville
Par une belle nuit d’avril
L’ange est tombé une nouvelle fois.
L’ange est tombé dans mes bras.
Le Guide
Dans un monde insensé
Terriblement grand
Et si étroit pourtant
Pour tous ces autres gens
Qui passent en se cognant,
Dis-moi où je vais ?
Dans ce monde ingrat,
Tristement violent
Où l’homme capable d’autant
De crimes et de guerres ment
Pour le pouvoir des grands
Où je vais dis-moi ?
Dans ce monde égoïste
Tellement déroutant
Où meurt de faim l’enfant
D’Asie ou du Soudan
Quand le riche souffre des dents
Où je vais sans toi ?
Dans ce monde froid
Toujours trahissant
Dans lequel j’ai erré tant
Perdue, sans amis vraiment
Et oppressée par un futur latent
Tu me sauveras.
Car ce monde mauvais
A pourtant accouché
D’une merveille inespérée
D’une lueur dans l’obscurité
D’une perle sur mon sentier.
Avec toi je sais où je vais.
Terriblement grand
Et si étroit pourtant
Pour tous ces autres gens
Qui passent en se cognant,
Dis-moi où je vais ?
Dans ce monde ingrat,
Tristement violent
Où l’homme capable d’autant
De crimes et de guerres ment
Pour le pouvoir des grands
Où je vais dis-moi ?
Dans ce monde égoïste
Tellement déroutant
Où meurt de faim l’enfant
D’Asie ou du Soudan
Quand le riche souffre des dents
Où je vais sans toi ?
Dans ce monde froid
Toujours trahissant
Dans lequel j’ai erré tant
Perdue, sans amis vraiment
Et oppressée par un futur latent
Tu me sauveras.
Car ce monde mauvais
A pourtant accouché
D’une merveille inespérée
D’une lueur dans l’obscurité
D’une perle sur mon sentier.
Avec toi je sais où je vais.
(03/09/04)
Un peu de Toi

Pas envie de rentrer ce soir
D’être seule dans ce miroir.
Je pousse la porte et déjà
Je te revois à chaque endroit.
Un peu de toi partout
Sur ma peau, dans mon cou
Un peu de toi sur moi
Et ce manque de tes bras.
Je ferme les yeux et encore
Il me reste ton sourire d’or
Ton regard si bleu m’envoûte
Un peu de toi coûte que coûte.
Un peu de toi à chaque endroit
Et ce constant manque de toi.
Un peu de toi partout
Sur ma peau, dans mon cou
Un peu de toi sur moi,
Un peu de toi,
Un peu de toi….
D’être seule dans ce miroir.
Je pousse la porte et déjà
Je te revois à chaque endroit.
Un peu de toi partout
Sur ma peau, dans mon cou
Un peu de toi sur moi
Et ce manque de tes bras.
Je ferme les yeux et encore
Il me reste ton sourire d’or
Ton regard si bleu m’envoûte
Un peu de toi coûte que coûte.
Un peu de toi à chaque endroit
Et ce constant manque de toi.
Un peu de toi partout
Sur ma peau, dans mon cou
Un peu de toi sur moi,
Un peu de toi,
Un peu de toi….
Là-Bas
Deux jours d’hiver
Il fait déjà si froid
Mais pas autant que là-bas
Pas autant que là-bas.
Sept jours passés
Il paraît que là-bas
Quelqu’un pense souvent à moi
Quelqu’un pense à moi.
En ce lieu que je ne connais pas
Où tout semble si loin de moi
Et loin de ma tendre terre,
Là-bas où c’est une autre mer
Qui apaise d’autres cœurs,
Un seul là-bas bat pour moi.
Deux jours d’hiver
Il fait déjà si froid
Mais pas autant que là-bas
Pas autant que là-bas.
Sept jours passés
Il paraît que là-bas
Quelqu’un pense souvent à moi
Quelqu’un m’aime déjà.
Il fait déjà si froid
Mais pas autant que là-bas
Pas autant que là-bas.
Sept jours passés
Il paraît que là-bas
Quelqu’un pense souvent à moi
Quelqu’un pense à moi.
En ce lieu que je ne connais pas
Où tout semble si loin de moi
Et loin de ma tendre terre,
Là-bas où c’est une autre mer
Qui apaise d’autres cœurs,
Un seul là-bas bat pour moi.
Deux jours d’hiver
Il fait déjà si froid
Mais pas autant que là-bas
Pas autant que là-bas.
Sept jours passés
Il paraît que là-bas
Quelqu’un pense souvent à moi
Quelqu’un m’aime déjà.
(Décembre 2004)
Comme si
Trouver le sommeil
Encore une fois,
S’endormir pareil
A l’impatience de toi.
Et puis nous rêver
Ensemble réunis
Comme si c’était
Comme si, comme si.
Se retrouver en joie
Invincible dans tes bras,
S’inventer des merveilles
Où je serai le soleil
Que tu sauveras.
Me blottir contre toi
Si le cauchemar guette
Et se réveiller bête
A l’aube trépassée.
Doucement émerger
D’un délice vaporeux
Dans les bras d’un dieu.
Mais regretter de confondre
Morphée avec ton ombre.
Chercher le sommeil
Encore une fois
Pour éviter ce réveil
Tellement loin de toi,
Pour toujours nous rêver
Ensemble réunis
Comme si c’était
Comme si, comme si.
Encore une fois,
S’endormir pareil
A l’impatience de toi.
Et puis nous rêver
Ensemble réunis
Comme si c’était
Comme si, comme si.
Se retrouver en joie
Invincible dans tes bras,
S’inventer des merveilles
Où je serai le soleil
Que tu sauveras.
Me blottir contre toi
Si le cauchemar guette
Et se réveiller bête
A l’aube trépassée.
Doucement émerger
D’un délice vaporeux
Dans les bras d’un dieu.
Mais regretter de confondre
Morphée avec ton ombre.
Chercher le sommeil
Encore une fois
Pour éviter ce réveil
Tellement loin de toi,
Pour toujours nous rêver
Ensemble réunis
Comme si c’était
Comme si, comme si.
Tant que c'est elle...
Le noir se barre
Sur le violet de tes cernes
Et moi je peine
A vraiment y croire.
Sur le violet de tes cernes
Et moi je peine
A vraiment y croire.
Drôle d’histoire
Qui nous mène sur un parking
Peu importe lequel
Tant que c’est elle,
Tant que c’est elle.
Le noir se barre
Sur le blanc de ma chemise
Et je te grise
De mon sourire bavard.
Drôle d’histoire
Qui nous mène sur un parking
Peu importe lequel
Tant que c’est elle,
Tant que c’est elle.
Drôle de bazar
Qui me mène nulle part
Le noir se barre
Sur le violet de tes cernes
Mais je voudrais la revoir
Peu importe l’endroit
Tant que c’est elle
Tant que c’est moi.
Qui nous mène sur un parkingPeu importe lequel
Tant que c’est elle,
Tant que c’est elle.
Le noir se barre
Sur le blanc de ma chemise
Et je te grise
De mon sourire bavard.
Drôle d’histoire
Qui nous mène sur un parking
Peu importe lequel
Tant que c’est elle,
Tant que c’est elle.
Drôle de bazar
Qui me mène nulle part
Le noir se barre
Sur le violet de tes cernes
Mais je voudrais la revoir
Peu importe l’endroit
Tant que c’est elle
Tant que c’est moi.
Plus Vite
Danse effrénée
Danse irréelle
Plus vite, plus vite
Encore plus encore
Je file devant.
Je veux le bonheur
Et l’argent du beurre.
Tournent les arbres
Tourne mon ciel
Plus vite, plus vite
Encore et toujours
Je mange l’instant
Sans rien y comprendre
Je veux, je prends.
Semaines folles
Semaines magiques
Plus vite, plus vite
Encore et toujours
Je vis d’amour
Je cours, je cours
Après les jours.
Année terminée
Année compliquée
Plus rien, plus rien
Encore et toujours
Seule j’ai peur
Je veux ta main
Je garde le meilleur.
Danse irréelle
Plus vite, plus vite
Encore plus encore
Je file devant.
Je veux le bonheur
Et l’argent du beurre.
Tournent les arbres
Tourne mon ciel
Plus vite, plus vite
Encore et toujours
Je mange l’instant
Sans rien y comprendre
Je veux, je prends.
Semaines folles
Semaines magiques
Plus vite, plus vite
Encore et toujours
Je vis d’amour
Je cours, je cours
Après les jours.
Année terminée
Année compliquée
Plus rien, plus rien
Encore et toujours
Seule j’ai peur
Je veux ta main
Je garde le meilleur.
Demain
Le ciel est rose, mon cœur se pose.
Demain le soleil brillera,
J’ose croire que tu viendras.
Lourde chaleur, enivrantes odeurs,
Dignes d’un soir d’été
Apaisent mon âme blessée.
Pleurs amers, brise légère,
Accompagnent mes nuits éveillées,
Que je passe à te dessiner.
Les blés sont nés, mon cœur est gai.
En rêvant à notre avenir,
Je cours, je vole avec le sourire.
Le ciel est rose, mon cœur se pose.
Demain le soleil brillera,
Je sais que tu viendras
Demain le soleil brillera,
J’ose croire que tu viendras.
Lourde chaleur, enivrantes odeurs,
Dignes d’un soir d’été
Apaisent mon âme blessée.
Pleurs amers, brise légère,
Accompagnent mes nuits éveillées,
Que je passe à te dessiner.
Les blés sont nés, mon cœur est gai.
En rêvant à notre avenir,
Je cours, je vole avec le sourire.
Le ciel est rose, mon cœur se pose.
Demain le soleil brillera,
Je sais que tu viendras
lundi 13 août 2007
Rédemption
La pluie dansant froidement sur le toit gris,
Réveille le triste cœur de sa détresse.
Alors que le passant se hâte vers son logis,
Elle ouvre la fenêtre pour qu’entre l’averse.
Un vent glacé emmêle ses cheveux dorés
Et porte son âme vers un autre ailleurs.
Soudain regrettant son passé oublié,
Elle se forge un futur dans ses anciennes peurs.
La nuit glissant sur ses joues pâles, se noie.
La pluie s’éloigne avec l’ultime lueur du jour,
Abandonnant, lavé des souvenirs d’autrefois,
Le cœur croyant de nouveau à l’amour.
Réveille le triste cœur de sa détresse.
Alors que le passant se hâte vers son logis,
Elle ouvre la fenêtre pour qu’entre l’averse.
Un vent glacé emmêle ses cheveux dorés
Et porte son âme vers un autre ailleurs.
Soudain regrettant son passé oublié,
Elle se forge un futur dans ses anciennes peurs.
La nuit glissant sur ses joues pâles, se noie.
La pluie s’éloigne avec l’ultime lueur du jour,
Abandonnant, lavé des souvenirs d’autrefois,
Le cœur croyant de nouveau à l’amour.
Le Lilas
Par un beau matin de mai,
Dans les rues tu marchais,
Lorsque tes yeux se posèrent
Sur cet être de lumière.
Du fond de ce grand jardin,
Emanait son doux parfum ;
Et tu étais figée
Devant ce mauve de toute beauté.
Par le soleil aveuglé,
Ton regard tu as détourné,
Et lorsque tu t’es rapprochée,
Tu as vu cet arbre tomber.
Nous la connaissions peu,
Elle combattait la maladie depuis toujours,
Si j’avais su cela un jour,
Je l’aurais regardée mieux.
Evidemment le lilas dans le bel âge
N’avait pas chu,
Et déjà au coin de la rue
Tu oubliais ce mirage.
Le soir où on annonçait son décès,
Tu revis l’image
De cet arbre couché,
Et tu compris le présage.
Nous ne la connaissions pas.
Elle est partie pour de bon.
Mais nous ne pensons qu’au lilas,
Lorsque nous entendons son prénom.
Dans les rues tu marchais,
Lorsque tes yeux se posèrent
Sur cet être de lumière.
Du fond de ce grand jardin,
Emanait son doux parfum ;
Et tu étais figée
Devant ce mauve de toute beauté.
Par le soleil aveuglé,
Ton regard tu as détourné,
Et lorsque tu t’es rapprochée,
Tu as vu cet arbre tomber.
Nous la connaissions peu,
Elle combattait la maladie depuis toujours,
Si j’avais su cela un jour,
Je l’aurais regardée mieux.
Evidemment le lilas dans le bel âge
N’avait pas chu,
Et déjà au coin de la rue
Tu oubliais ce mirage.
Le soir où on annonçait son décès,
Tu revis l’image
De cet arbre couché,
Et tu compris le présage.
Nous ne la connaissions pas.
Elle est partie pour de bon.
Mais nous ne pensons qu’au lilas,
Lorsque nous entendons son prénom.
A la mémoire de Paulette, souviens-toi Marie.
Sans titre
Un couloir, une foule. Ici ou ailleurs, maintenant ou jamais.
Un couloir, une foule tourmentée par le vent qui souffle dehors.
Il est tôt.
Un couloir, une foule qui s'amasse.
Elle avance.
Un couloir, une foule anonyme et deux silhouettes familières.
Elle s'approche.
Bonjour.
Deux silhouettes qui conversent.
Elle intervient.
Bonjour.
Elle parle.
Attention de l'une, ignorance butée de l'autre.
Un couloir, une foule. Deux bras obstinément croisés sur une veste marron.
Des cheveux blonds pris dans une barrette.
Deux silhouettes dans un couloir, ici ou ailleurs, maintenant ou jamais.
Attention de l'une, ignorance butée de l'autre.
Un regard bleu qui évite son regard.
Un couloir et au milieu du bruit de la foule : une sonnerie.
IL est tôt.
Elle s'en va.
De toute façon elle n'existe plus.
Que faire face à l'absence d'un regard dans lequel on n'existe pas ?
Un couloir, une foule tourmentée par le vent qui souffle dehors.
Il est tôt.
Un couloir, une foule qui s'amasse.
Elle avance.
Un couloir, une foule anonyme et deux silhouettes familières.
Elle s'approche.
Bonjour.
Deux silhouettes qui conversent.
Elle intervient.
Bonjour.
Elle parle.
Attention de l'une, ignorance butée de l'autre.
Un couloir, une foule. Deux bras obstinément croisés sur une veste marron.
Des cheveux blonds pris dans une barrette.
Deux silhouettes dans un couloir, ici ou ailleurs, maintenant ou jamais.
Attention de l'une, ignorance butée de l'autre.
Un regard bleu qui évite son regard.
Un couloir et au milieu du bruit de la foule : une sonnerie.
IL est tôt.
Elle s'en va.
De toute façon elle n'existe plus.
Que faire face à l'absence d'un regard dans lequel on n'existe pas ?
A Marie
Le café du coin
Ces gens que l’on ne voit
Qu’une seule fois
Devant un café
Au café du coin,
Ces gens que l’on ne voit
Qu’une seule fois,
Penseront-ils un jour
A nous par hasard ?
Et quand ils seront vieux,
Ces gens que l’on ne voit
Qu’une seule fois
Auront-ils de la mémoire
Pour avoir une pensée
Vers celle rencontrée
Autour d’un café
Au café du port
Du théâtre ou du coin ?
[ Et toi l’ami, dis-moi
Qu’es-tu devenu ?
Es-tu toujours si têtu ?
Penses-tu encore parfois
A cette fille réservée
Qui souriait, souriait
Et qui traversait
Loin du passage protégé
Devant le café,
Le café du port,
De paris, du commerce
Du théâtre ou du coin….]
Qu’une seule fois
Devant un café
Au café du coin,
Ces gens que l’on ne voit
Qu’une seule fois,
Penseront-ils un jour
A nous par hasard ?
Et quand ils seront vieux,
Ces gens que l’on ne voit
Qu’une seule fois
Auront-ils de la mémoire
Pour avoir une pensée
Vers celle rencontrée
Autour d’un café
Au café du port
Du théâtre ou du coin ?
[ Et toi l’ami, dis-moi
Qu’es-tu devenu ?
Es-tu toujours si têtu ?
Penses-tu encore parfois
A cette fille réservée
Qui souriait, souriait
Et qui traversait
Loin du passage protégé
Devant le café,
Le café du port,
De paris, du commerce
Du théâtre ou du coin….]
Le Matin du monde
Bonjour le monde !
Comment tournes-tu ce matin ?
As-tu changé ta ronde ?
Mon très cher monde,
J’ai rêvé de toi cette nuit
Et tu étais tout autre le monde.
Un peu comme un monde nouveau
Tout clinquant et gai
Qui sortirait du coiffeur
Dans un très beau complet
Que t’aurait fait mon tailleur.
Comment le monde ?
Les rêves restent des rêves
Et le monde, le monde ?
Alors à demain matin.
Comment tournes-tu ce matin ?
As-tu changé ta ronde ?
Mon très cher monde,
J’ai rêvé de toi cette nuit
Et tu étais tout autre le monde.
Un peu comme un monde nouveau
Tout clinquant et gai
Qui sortirait du coiffeur
Dans un très beau complet
Que t’aurait fait mon tailleur.
Comment le monde ?
Les rêves restent des rêves
Et le monde, le monde ?
Alors à demain matin.
Moment de rue 1
Cette fille, on ne voit qu’elle.
Dans la rue, dans le ciel,
On se doit de la regarder.
A son pas une fleur naît.
C’est comme si tout était facile,
Tout à porté de ses mains.
Mais son jeu est habile,
On voit ce que l’on veut bien.
Cette fille, elle est bien belle.
De la rue, vers le ciel,
Elle marche sans hésiter
Vers un destin tout tracé.
Elle ne peut être qu’heureuse,
Personne n’ose imaginer
Qu’elle n’est qu’une rêveuse
Voulant seulement s’échapper.
Dans la rue, dans le ciel,
On se doit de la regarder.
A son pas une fleur naît.
C’est comme si tout était facile,
Tout à porté de ses mains.
Mais son jeu est habile,
On voit ce que l’on veut bien.
Cette fille, elle est bien belle.
De la rue, vers le ciel,
Elle marche sans hésiter
Vers un destin tout tracé.
Elle ne peut être qu’heureuse,
Personne n’ose imaginer
Qu’elle n’est qu’une rêveuse
Voulant seulement s’échapper.
Moment de rue 2
Elle passait
Chaque jour midi et soir.
Elle passait
Sans toujours le voir.
Il attendait
Le cœur plein d’espoir.
Il attendait
Pour l’apercevoir.
Elle jouait
En lançant ce regard.
Elle jouait
A lui faire croire.
Il aime
Cette belle inconnue.
Il aime
Cet instant convenu.
Il attendait
Un matin de plus.
Il attendait
Elle n’est pas parue.
Il espère
La revoir un jour.
Il espère
Toujours et toujours.
Chaque jour midi et soir.
Elle passait
Sans toujours le voir.
Il attendait
Le cœur plein d’espoir.
Il attendait
Pour l’apercevoir.
Elle jouait
En lançant ce regard.
Elle jouait
A lui faire croire.
Il aime
Cette belle inconnue.
Il aime
Cet instant convenu.
Il attendait
Un matin de plus.
Il attendait
Elle n’est pas parue.
Il espère
La revoir un jour.
Il espère
Toujours et toujours.
Moment de rue 3
Lorsque mon âme n’est plus qu’une ombre
Et quand chaque pas est une épreuve,
Je trouve pourtant encore les preuves
Que la vie n’est pas si sombre.
C’est le regard du passant que je croise,
C’est ce nourrisson qui me sourit,
C’est le chat qui d’une fenêtre me toise,
C’est le jeune homme qui me trouve jolie.
C’est la vieille dame qui me demande l’heure,
C’est celui qui siffle une ritournelle,
C’est la phrase dite par le chauffeur,
C’est l’avion qui traverse le ciel.
C’est le facteur sur son vélo,
C’est la fillette qui mange du pain,
C’est l’ouvrier qui tape au marteau,
C’est le linge qui sèche au loin.
Même si mon âme n’est plus qu’une ombre,
Que continuer reste une épreuve,
Il y aura toujours ces preuves
Qui rendront ma vie moins sombre.
Et quand chaque pas est une épreuve,
Je trouve pourtant encore les preuves
Que la vie n’est pas si sombre.
C’est le regard du passant que je croise,
C’est ce nourrisson qui me sourit,
C’est le chat qui d’une fenêtre me toise,
C’est le jeune homme qui me trouve jolie.
C’est la vieille dame qui me demande l’heure,
C’est celui qui siffle une ritournelle,
C’est la phrase dite par le chauffeur,
C’est l’avion qui traverse le ciel.
C’est le facteur sur son vélo,
C’est la fillette qui mange du pain,
C’est l’ouvrier qui tape au marteau,
C’est le linge qui sèche au loin.
Même si mon âme n’est plus qu’une ombre,
Que continuer reste une épreuve,
Il y aura toujours ces preuves
Qui rendront ma vie moins sombre.
Il a tout perdu
Malgré ce temps passé,
Il l’aime sa vieille amie.
Mais elle est partie
Sans même l’embrasser.
Elle devait revenir.
Alors quand il a appris
Il n’a pas bien comprit
Et ce fut de pire en pire.
L’ombre de son aimée
Plane encore dans le foyer.
Chaque objet porte son parfum.
Elle commençait ce livre en vain.
Il est si triste et esseulé.
Maudissant ces hommes de science
Il ne dort plus dans cette absence.
Et il va vers le passant se révolter.
Quand je le vois remonter la rue
Et qu’il ne répond pas à mon appel,
Je réalise qu’en plus d’elle
Il a tout perdu.
Il l’aime sa vieille amie.
Mais elle est partie
Sans même l’embrasser.
Elle devait revenir.
Alors quand il a appris
Il n’a pas bien comprit
Et ce fut de pire en pire.
L’ombre de son aimée
Plane encore dans le foyer.
Chaque objet porte son parfum.
Elle commençait ce livre en vain.
Il est si triste et esseulé.
Maudissant ces hommes de science
Il ne dort plus dans cette absence.
Et il va vers le passant se révolter.
Quand je le vois remonter la rue
Et qu’il ne répond pas à mon appel,
Je réalise qu’en plus d’elle
Il a tout perdu.
Le petit Bébé
Il est mort.
Il est mort
Le petit bébé,
Il est mort.
Il est né.
Il est né sans le réaliser
A l’aube d’un matin d’été
Alors que personne ne l’attendait.
Il est mort.
Il est mort
Le petit bébé
Il est mort.
Il est mort quand le jour s’est levé.
Sa vie fut brève
Mais on l’a beaucoup aimé.
Comme a un beau rêve,
A la vie il s’était accroché.
Il avait une grande volonté
Le petit bébé.
A présent il est mort.
Mais on n’oubliera jamais
Que le petit bébé
Fut quelqu’un de très fort.
Il est mort.
Il est mort
Le petit bébé,
Il est mort.
Il est né.
Il est né sans le réaliser
A l’aube d’un matin d’été
Alors que personne ne l’attendait.
Il est mort.
Il est mort
Le petit bébé
Il est mort.
Il est mort quand le jour s’est levé.
Sa vie fut brève
Mais on l’a beaucoup aimé.
Comme a un beau rêve,
A la vie il s’était accroché.
Il avait une grande volonté
Le petit bébé.
A présent il est mort.
Mais on n’oubliera jamais
Que le petit bébé
Fut quelqu’un de très fort.
Il est mort.
Les enfants de ma ville
Où sont-ils, où sont-ils, les enfants de ma ville
Qui couraient à travers rue
Réveillant de leurs éclats de rire
Les adultes créant leur avenir ?
Où sont-ils, où sont-ils ces enfants de ma ville
Qui chantaient tous en chœur
Ces comptines de nos cours goudronnées ?
Où sont-ils ces enfants du bonheur
Qui dessinaient à la craie
Des marelles éphémères
Sur les trottoirs humides de ma ville ?
Où sont-ils ?
Où êtes vous mes amis du passé ?
Regardez ce que nous sommes devenus !
Nous qui courions à travers rue
Sans ne jamais chuter !
Si comme moi, un soir sombre et tranquille,
Vous croyez entendre nos rires sous les pavés,
C’est que les pierres ne peuvent oublier
Les enfants heureux de la ville.
Qui couraient à travers rue
Réveillant de leurs éclats de rire
Les adultes créant leur avenir ?
Où sont-ils, où sont-ils ces enfants de ma ville
Qui chantaient tous en chœur
Ces comptines de nos cours goudronnées ?
Où sont-ils ces enfants du bonheur
Qui dessinaient à la craie
Des marelles éphémères
Sur les trottoirs humides de ma ville ?
Où sont-ils ?
Où êtes vous mes amis du passé ?
Regardez ce que nous sommes devenus !
Nous qui courions à travers rue
Sans ne jamais chuter !
Si comme moi, un soir sombre et tranquille,
Vous croyez entendre nos rires sous les pavés,
C’est que les pierres ne peuvent oublier
Les enfants heureux de la ville.
Notre amitié

Par un soir sans nuages,
J'irai à travers champs;
Frôler vos doux visages
Pour redevenir enfant.
J'irai à travers champs;
Frôler vos doux visages
Pour redevenir enfant.
Toute la nuit, je volerai
Pour me retrouver dans vos sourires
Et pour voir vos yeux briller
Avec innocence et sans avenir.
Je n'aurai que notre amitié
Pour m'oublier un peu;
Et dans une ronde passionnée,
Jusqu'à l'aube, nous danserons joyeux.
Par la tranquillité de ce matin clair,
Je m'éveillerai à vos côtés,
Heureuse de respirer votre air
Et de vous avoir pour toujours retrouvés.
Les vieilles gens
N’oubliez jamais
Quand vous verrez ces vieilles gens
Marchant courbés
Chemin faisant,
N’oubliez jamais
Quand vous riez.
N’oubliez jamais
Que ces personnes au lourd pensum
Ont quelque grave histoire
En leur mémoire.
N’oubliez jamais
Quand en les croisant
Vous riez doucement
Qu’ils ont été comme vous,
Qu’ils vous ont donné vie
Et que vous serez comme eux.
N’oubliez jamais
Quand vous les croiserez
De les regarder.
N’oubliez jamais.
Quand vous verrez ces vieilles gens
Marchant courbés
Chemin faisant,
N’oubliez jamais
Quand vous riez.
N’oubliez jamais
Que ces personnes au lourd pensum
Ont quelque grave histoire
En leur mémoire.
N’oubliez jamais
Quand en les croisant
Vous riez doucement
Qu’ils ont été comme vous,
Qu’ils vous ont donné vie
Et que vous serez comme eux.
N’oubliez jamais
Quand vous les croiserez
De les regarder.
N’oubliez jamais.
Crépuscule
Moment magique, où avec légèreté,
Le jour cède sa place à la nuit.
Le ciel se teinte de couleurs sucrées,
Avant qu'un bleu profond balaye l'infini.
C'est le jour qui se meurt
Offrant le dernier souffle d'une douce lueur,
Alors qu'arrive la belle à l'éclat pâle,
Que jalousent chacune des étoiles.
O belle Séléné sacrée !
Du haut de cet océan obscur,
Veille sur nos âmes ensommeillées,
Avant que le jour, d'autres tourments n'augure.
Le jour cède sa place à la nuit.
Le ciel se teinte de couleurs sucrées,
Avant qu'un bleu profond balaye l'infini.
C'est le jour qui se meurt
Offrant le dernier souffle d'une douce lueur,
Alors qu'arrive la belle à l'éclat pâle,
Que jalousent chacune des étoiles.
O belle Séléné sacrée !
Du haut de cet océan obscur,
Veille sur nos âmes ensommeillées,
Avant que le jour, d'autres tourments n'augure.
mercredi 8 août 2007
La Chambre
J’ai une chambre de petite fille
Où les peluches se maquillent
Derrière des fleurs de papier
Prêtes toujours à s’envoler.
J’ai une chambre de petite fille
Aux murs d’éventails et de brindilles
Qui veillent sur un petit lit bleu
Cachant les monstres et serpents vicieux.
J’ai une chambre de petite fille
Au sol jonché de milliers de billes
Qui ensorcèlent les figurines
Immobiles dans leur vitrine.
J’ai une chambre de petite fille
Qui quand la pleine lune brille
Voit s’évaporer dans l’air du temps
Toutes les années d’une grande enfant.
Où les peluches se maquillent
Derrière des fleurs de papier
Prêtes toujours à s’envoler.
J’ai une chambre de petite fille
Aux murs d’éventails et de brindilles
Qui veillent sur un petit lit bleu
Cachant les monstres et serpents vicieux.
J’ai une chambre de petite fille
Au sol jonché de milliers de billes
Qui ensorcèlent les figurines
Immobiles dans leur vitrine.
J’ai une chambre de petite fille
Qui quand la pleine lune brille
Voit s’évaporer dans l’air du temps
Toutes les années d’une grande enfant.
(13/10/04)
Le Jardin
Sur le rebord de la fenêtre,
Au bord du monde fou,
Tout est si simplement doux,
Ma vie, les gens, mon être.
Et en bas, sous mes pieds,
Le jardin me regarde rêver.
Au loin, la ville ronronne
Mais les oiseaux
Chantent plus haut
Que tous ces bruits qui bourdonnent.
Sur le rebord de la fenêtre,
Au bord du monde fou,
Je m’étire au soleil maître
Tel le chat sur la chaude pierre.
Parfois une mouette passe en riant
Et le jardin me surprend oubliant.
Sur l’herbe tendre et verte
Je nous vois encore pourtant,
Courant, tournant et chantant,
Tombant et roulant en criant
Parmi les boutons d’or et pissenlits.
Mon frère ! comme nous avons grandit !
Le jardin est toujours le même
Et le camélias déjà fleurit.
La petite fille encore s’y promène
Mais ne fait plus de petits bouquets
Les myosotis, primevères et pâquerettes
Ne servent plus à la dînette
Et le rouge des fraises des bois pâlit
Au pied des belles jonquilles.
Sur le rebord de la fenêtre
Au bord du monde fou,
Tout est si simplement doux
Ma vie, les gens, mon être…
Au bord du monde fou,
Tout est si simplement doux,
Ma vie, les gens, mon être.
Et en bas, sous mes pieds,
Le jardin me regarde rêver.
Au loin, la ville ronronne
Mais les oiseaux
Chantent plus haut
Que tous ces bruits qui bourdonnent.
Sur le rebord de la fenêtre,
Au bord du monde fou,
Je m’étire au soleil maître
Tel le chat sur la chaude pierre.
Parfois une mouette passe en riant
Et le jardin me surprend oubliant.
Sur l’herbe tendre et verte
Je nous vois encore pourtant,
Courant, tournant et chantant,
Tombant et roulant en criant
Parmi les boutons d’or et pissenlits.
Mon frère ! comme nous avons grandit !
Le jardin est toujours le même
Et le camélias déjà fleurit.
La petite fille encore s’y promène
Mais ne fait plus de petits bouquets
Les myosotis, primevères et pâquerettes
Ne servent plus à la dînette
Et le rouge des fraises des bois pâlit
Au pied des belles jonquilles.
Sur le rebord de la fenêtre
Au bord du monde fou,
Tout est si simplement doux
Ma vie, les gens, mon être…
Marie

Marie, si tu vas mal
Rentre au pays Marie.
La mer lèche toujours
Les falaises et les joues
Et par son écume rend
Par jour de grand vent
Le blanc de tes rêves d’enfant.
Marie, si tu vas mal
Rentre au pays Marie.
Le froid sévit toujours.
Même s’il pique les joues
Gèle les tourments
Et sur nos vastes champs
Argente nos rires d’antan.
Marie, si tu vas mal,
Rentre au pays Marie.
Moi qui y vis toujours
J’ai moins de rose aux joues
Je suis moins sage qu’avant
Mais l’amour résiste au temps
Et je suis au pays, je t’attends.
Rentre au pays Marie.
La mer lèche toujours
Les falaises et les joues
Et par son écume rend
Par jour de grand vent
Le blanc de tes rêves d’enfant.
Marie, si tu vas mal
Rentre au pays Marie.
Le froid sévit toujours.
Même s’il pique les joues
Gèle les tourments
Et sur nos vastes champs
Argente nos rires d’antan.
Marie, si tu vas mal,
Rentre au pays Marie.
Moi qui y vis toujours
J’ai moins de rose aux joues
Je suis moins sage qu’avant
Mais l’amour résiste au temps
Et je suis au pays, je t’attends.
A Kaf
Fleur d'été
Entre deux pages
D’un livre épais
Demeurait sage
Une fleur d’été.
Fleur oubliée
Toute écrasée
Au poids des mots
Une fleur de peau.
Une fleur fanée
Un peu ridée
Garde pourtant
Parfum d’antan.
Entre deux pages
D’un cœur épais
Demeurait sage
Une fleur d’été.
D’un livre épais
Demeurait sage
Une fleur d’été.
Fleur oubliée
Toute écrasée
Au poids des mots
Une fleur de peau.
Une fleur fanée
Un peu ridée
Garde pourtant
Parfum d’antan.
Entre deux pages
D’un cœur épais
Demeurait sage
Une fleur d’été.
Vague à l'âme
Cher ange,
Il y a comme du macadam
Le long du vague à l’âme.
Les feuilles mortes virevoltent
Mélange de couleurs automnales,
De goudron usé au voyage estival.
Il faut partir et ainsi mourir
Un peu plus chaque jour
Sans l’amour de ma mer,
Loin de tes grandes ailes
Sincères comme le blanc de l’écume
S’éclatant en perles sur le rocher
Rappelle toi l’été dernier…
Je divague tant la route est dure,
Aussi dure contre mon cœur
Abandonné las au port.
Cher ange,
La lame y a la vague facile
Mais garde au grand dame la larme.
Aussi étrange que cela semble,
Je laisse mes armes au macadam
Le temps que la feuille retrouve l’arbre…
Il y a comme du vague à l’âme
Le long de cette longue attente.
Il y a comme du macadam
Le long du vague à l’âme.
Les feuilles mortes virevoltent
Mélange de couleurs automnales,
De goudron usé au voyage estival.
Il faut partir et ainsi mourir
Un peu plus chaque jour
Sans l’amour de ma mer,
Loin de tes grandes ailes
Sincères comme le blanc de l’écume
S’éclatant en perles sur le rocher
Rappelle toi l’été dernier…
Je divague tant la route est dure,
Aussi dure contre mon cœur
Abandonné las au port.
Cher ange,
La lame y a la vague facile
Mais garde au grand dame la larme.
Aussi étrange que cela semble,
Je laisse mes armes au macadam
Le temps que la feuille retrouve l’arbre…
Il y a comme du vague à l’âme
Le long de cette longue attente.
Mektoub

Tête et corps vers le plafond blanc,
Regard fixe n’observant rien,
Brouillé par une eau salée d’Orient,
Par la lumière du soleil tunisien.
Il pleut dehors en plein mois de juillet.
L’été se cache dans un coin du cœur,
Sa chaleur égoïste a déserté,
Pour ne faire vivre qu’une fleur.
Tête et corps vers le plafond blanc,
Regard fixe n’observant rien,
Sec comme la terre de Kairouan
Mais l’âme est déjà partie loin.
Elle danse contre les arcs outrepassés,
Se rafraîchit à l’oasis de Tozeur
Puis se repose devant un verre de thé
Et erre dans les souks qui lui font peur.
Elle cherche le soleil d’Orient
Sous les étoffes des marchands de tapis,
A dos de chameau nonchalant,
Dans toutes les grottes de Chenini.
Réveil brutal sur le plafond blanc
Où un bref voyage tunisien
Avait peint un soleil couchant
Un certain jour d’un troublant destin.
Regard fixe n’observant rien,
Brouillé par une eau salée d’Orient,
Par la lumière du soleil tunisien.
Il pleut dehors en plein mois de juillet.
L’été se cache dans un coin du cœur,
Sa chaleur égoïste a déserté,
Pour ne faire vivre qu’une fleur.
Tête et corps vers le plafond blanc,
Regard fixe n’observant rien,
Sec comme la terre de Kairouan
Mais l’âme est déjà partie loin.
Elle danse contre les arcs outrepassés,
Se rafraîchit à l’oasis de Tozeur
Puis se repose devant un verre de thé
Et erre dans les souks qui lui font peur.
Elle cherche le soleil d’Orient
Sous les étoffes des marchands de tapis,
A dos de chameau nonchalant,
Dans toutes les grottes de Chenini.
Réveil brutal sur le plafond blanc
Où un bref voyage tunisien
Avait peint un soleil couchant
Un certain jour d’un troublant destin.
Antigone
La petite Antigone, si frêle et si pâle
A surpris le monde encore endormi,
Celui qui ne pensait pas à autrui,
Ce monde engourdi sous son mystérieux châle.
Tout n’était qu’espoir le long de son chemin.
Elle se mit pieds nus pour ne pas déranger
Le sommeil d’un monde qui ne l’attendait point,
Ce monde fatigué du bruit des cités.
Tout n’était que pureté : odeurs fleuries,
Léger murmure des feuilles, fraîche rosée,
Douce gorgée de cet air trop honni…
O merveilleux trésors de ce monde caché !
Antigone pensait être la dernière éveillée
Car le jour n’était pas encore apparu.
Mais elle était la première levée,
La première à savoir qu’elle ne serait plus.
A surpris le monde encore endormi,
Celui qui ne pensait pas à autrui,
Ce monde engourdi sous son mystérieux châle.
Tout n’était qu’espoir le long de son chemin.
Elle se mit pieds nus pour ne pas déranger
Le sommeil d’un monde qui ne l’attendait point,
Ce monde fatigué du bruit des cités.
Tout n’était que pureté : odeurs fleuries,
Léger murmure des feuilles, fraîche rosée,
Douce gorgée de cet air trop honni…
O merveilleux trésors de ce monde caché !
Antigone pensait être la dernière éveillée
Car le jour n’était pas encore apparu.
Mais elle était la première levée,
La première à savoir qu’elle ne serait plus.
L'Appel
La jeune fille des planches,
Son pull sur les hanches,
Appuyée sur la barre,
Même par brouillard,
Pense.
Je l’ai vue le matin,
Puis revue le soir,
Le regard lointain,
Ne faisant que croire.
La jeune fille des planches,
Me semblait si blanche
Face aux embruns fous
Qui mouillaient ses joues.
Je la croyais irréelle
Tant elle était belle,
La jeune fille des planches,
Au pull sur les hanches.
Je l’ai vue un matin
Se pencher vers l’appel.
Je l’ai revue le lendemain,
Cette fois bien irréelle.
Et encore chaque jour,
Elle vient sur les planches,
Vouée à l’attente, toujours
Illusion si blanche.
La jeune fille des planches
Pense…
Son pull sur les hanches,
Appuyée sur la barre,
Même par brouillard,
Pense.
Je l’ai vue le matin,
Puis revue le soir,
Le regard lointain,
Ne faisant que croire.
La jeune fille des planches,
Me semblait si blanche
Face aux embruns fous
Qui mouillaient ses joues.
Je la croyais irréelle
Tant elle était belle,
La jeune fille des planches,
Au pull sur les hanches.
Je l’ai vue un matin
Se pencher vers l’appel.
Je l’ai revue le lendemain,
Cette fois bien irréelle.
Et encore chaque jour,
Elle vient sur les planches,
Vouée à l’attente, toujours
Illusion si blanche.
La jeune fille des planches
Pense…
Hommage aux victimes cherbourgeoises de Karachi
La nouvelle est tombée foudroyante,
Le 8 mai n’est plus jour de victoire
Mais de douleur et de mort choquante.
J’attendais les images pour le croire.
Les familles dans l’attente avaient peur
Pour un fils, un époux là-bas
Dans ce pays qui n’est pas le leur
Mais auquel ils ont prêté leurs bras.
On nous a alors donné les noms.
Une femme à terre hurlant de désespoir,
A ce coup du sort répétait « Non ! »
Et la ville entière s’est drapée de noir.
Mais moi aussi j’ai tant de peine
Car nous sommes tous enfants de la mer.
Alors mettons les drapeaux en berne
Puis rendons hommage à ces frères.
Ce matin nous fermons nos portes
Laissant notre souffrance sur le seuil,
Aujourd’hui notre ville est morte,
Aujourd’hui notre ville est en deuil.
Le 8 mai n’est plus jour de victoire
Mais de douleur et de mort choquante.
J’attendais les images pour le croire.
Les familles dans l’attente avaient peur
Pour un fils, un époux là-bas
Dans ce pays qui n’est pas le leur
Mais auquel ils ont prêté leurs bras.
On nous a alors donné les noms.
Une femme à terre hurlant de désespoir,
A ce coup du sort répétait « Non ! »
Et la ville entière s’est drapée de noir.
Mais moi aussi j’ai tant de peine
Car nous sommes tous enfants de la mer.
Alors mettons les drapeaux en berne
Puis rendons hommage à ces frères.
Ce matin nous fermons nos portes
Laissant notre souffrance sur le seuil,
Aujourd’hui notre ville est morte,
Aujourd’hui notre ville est en deuil.
Je ne vois que ça

Je ferme les yeux et je ne vois que ça.
Un océan calme sur un ciel si bleu ;
J’y vogue inlassablement et j’y bois ;
Mes mots coulent sous l’encre de sept lieux.
Ton regard si clair et je ne vois que ça.
Un paradis s’ouvre, aveugle je m’y perds ;
Ne baisse pas les yeux non ne referme pas ;
Oublions nous encore dans cette lumière.
Je ferme les yeux et je ne vois que ça.
Les tiens posés dans un sourire
Et ce bleu infini dans lequel je me noie
C’est ce qui me reste en réalisant le pire…
Un océan calme sur un ciel si bleu ;
J’y vogue inlassablement et j’y bois ;
Mes mots coulent sous l’encre de sept lieux.
Ton regard si clair et je ne vois que ça.
Un paradis s’ouvre, aveugle je m’y perds ;
Ne baisse pas les yeux non ne referme pas ;
Oublions nous encore dans cette lumière.
Je ferme les yeux et je ne vois que ça.
Les tiens posés dans un sourire
Et ce bleu infini dans lequel je me noie
C’est ce qui me reste en réalisant le pire…
A Paul
Secret de survie
J’entends le chant des grillons d’Espagne,
Qui un soir lourd d’été accompagne
L’odeur enivrante du jasmin
Parfumant ma peau jusqu’au matin.
Le son cuivré des cloches retentit
Et résonne en moi comme un long cri,
Rappelant ma triste solitude
Leitmotiv de ce pénible prélude.
J’entends au loin la corne de brume
Qui à bon port rallume
Le bruit de la vague rassurant
Et le rayon frais aveuglant.
Le son cuivré des cloches retentit
Et résonne en moi comme un long cri,
Rappelant ma triste solitude
Leitmotiv de ce pénible prélude.
Mais quand le silence s’impose dehors,
Je songe à ces jeunes cœurs qui encore
Répètent toujours la même chanson
Parce qu’ils peuvent sortir des prisons.
Qui un soir lourd d’été accompagne
L’odeur enivrante du jasmin
Parfumant ma peau jusqu’au matin.
Le son cuivré des cloches retentit
Et résonne en moi comme un long cri,
Rappelant ma triste solitude
Leitmotiv de ce pénible prélude.
J’entends au loin la corne de brume
Qui à bon port rallume
Le bruit de la vague rassurant
Et le rayon frais aveuglant.
Le son cuivré des cloches retentit
Et résonne en moi comme un long cri,
Rappelant ma triste solitude
Leitmotiv de ce pénible prélude.
Mais quand le silence s’impose dehors,
Je songe à ces jeunes cœurs qui encore
Répètent toujours la même chanson
Parce qu’ils peuvent sortir des prisons.
Je laisse brûler
Moi, je laisse brûler.
Je ne sais où je serai demain,
Je cherche, je cherche en vain,
Je ne fais que passer.
Je laisse brûler.
Je veux l’encens et la myhre
Sans soucis et avec le sourire.
Je veux m’y retrouver.
Moi je laisse brûler.
La peur me quitte.
J’y serai très vite,
Sans même m’arrêter.
Je laisse brûler.
Mets tes pas dans les miens
Si tu acceptes ce destin,
Je ne sais où je finirai.
Moi je laisse brûler
Dans un souffle, un murmure
Le long, le long des murs
Ces odeurs épicées.
Moi je laisse brûler.
Je laisse brûler.
Laisse brûler.
Brûler.
Je ne sais où je serai demain,
Je cherche, je cherche en vain,
Je ne fais que passer.
Je laisse brûler.
Je veux l’encens et la myhre
Sans soucis et avec le sourire.
Je veux m’y retrouver.
Moi je laisse brûler.
La peur me quitte.
J’y serai très vite,
Sans même m’arrêter.
Je laisse brûler.
Mets tes pas dans les miens
Si tu acceptes ce destin,
Je ne sais où je finirai.
Moi je laisse brûler
Dans un souffle, un murmure
Le long, le long des murs
Ces odeurs épicées.
Moi je laisse brûler.
Je laisse brûler.
Laisse brûler.
Brûler.
Du Ciel et de la Terre
Je suis du ciel et de la terre.
Mon sang est une sève
Aussi salée que l’eau de mer.
Mes pieds s’enfoncent dans la grève,
Mon âme vole dans les airs
Je suis du ciel et de la terre.
Flottant toujours entre deux eaux
C’est le soleil que je préfère
Pour trouver un peu de repos.
Je suis du ciel et de la terre.
La nuit apaise mon cœur
Ma voix s’éteint dans le désert
Quand dans la neige naissent mes fleurs.
Je suis du ciel et de la terre.
Et même devenue poussière,
Je resterai du ciel et de la terre.
Mon sang est une sève
Aussi salée que l’eau de mer.
Mes pieds s’enfoncent dans la grève,
Mon âme vole dans les airs
Je suis du ciel et de la terre.
Flottant toujours entre deux eaux
C’est le soleil que je préfère
Pour trouver un peu de repos.
Je suis du ciel et de la terre.
La nuit apaise mon cœur
Ma voix s’éteint dans le désert
Quand dans la neige naissent mes fleurs.
Je suis du ciel et de la terre.
Et même devenue poussière,
Je resterai du ciel et de la terre.
Mon éternelle Idole

Avec votre peau de pierre glacée et blanche,
Prenant une pose pour l’éternité,
Vous semblez nous observer,
Nous, pantins de chair, poings sur les hanches,
Errant dans nos vies vides, épars et inutiles,
Sans but et sans efforts sur des jambes fragiles.
Et en silence, votre cœur de marbre rit,
Sans que se dessine sur vos lèvres muettes
Quelque moue pétrie d’ironie.
Et vous savez qu’en vous, nos délires se reflètent.
Vous semblez nous jauger de votre œil fixe et dur,
Vous, spectres livides, fantômes blêmes,
Héros de bronze ou anges purs,
Vous qui peuplez nos salles froides que j’aime.
Et j’aurais tant voulu quand même
Etre née des mains de Rodin,
Etre quelque Danaïde en son jardin,
Pour voir mon corps prisonnier de la pierre
Et laisser une part de moi sur cette terre.
Prenant une pose pour l’éternité,
Vous semblez nous observer,
Nous, pantins de chair, poings sur les hanches,
Errant dans nos vies vides, épars et inutiles,
Sans but et sans efforts sur des jambes fragiles.
Et en silence, votre cœur de marbre rit,
Sans que se dessine sur vos lèvres muettes
Quelque moue pétrie d’ironie.
Et vous savez qu’en vous, nos délires se reflètent.
Vous semblez nous jauger de votre œil fixe et dur,
Vous, spectres livides, fantômes blêmes,
Héros de bronze ou anges purs,
Vous qui peuplez nos salles froides que j’aime.
Et j’aurais tant voulu quand même
Etre née des mains de Rodin,
Etre quelque Danaïde en son jardin,
Pour voir mon corps prisonnier de la pierre
Et laisser une part de moi sur cette terre.
vendredi 3 août 2007
La Hague
Le mot "Hague" vient du viking est signifierait enclos. La Hague, située à l'extrémité Nord-Ouest de la presqu'île du Cotentin,entourée d'une mer qui possède ses humeurs, est une terre de caractère méconnue. Sous les vents du large, elle découvre un paysage superbe verdoyant et de beaux sites touristiques. Quelque soit la saison ou le temps, la Hague charme les horsains et reste dans le coeur de ses habitants.Les falaises de la Hague sont marquées par les chemins du littoral, qui en traversant les siècles ont été témoins de faits divers tels que les fraudes d’étoffe au XVIIème siècle ou la contrebande de tabac. Le sentier des douaniers, confondu avec le GR223 allant d’Avranches à Barfleur, serpente à travers les ajoncs, surplombant les embruns ou se confondant avec le sable des plages.
C’est donc au cours des promenades que l’on découvre cette terre si séduisante. La Hague est donc ce territoire imprégné de mer, ce territoire immuable malgré les vents et les tempêtes, témoin de naufrages, de contrebande, de légendes bref de l’histoire de ses habitants. Le Haguais y a depuis toujours laissé ses empreintes sans pour autant dénaturer son milieu. Les maisons, les châteaux, les moulins ou encore les églises construits avec cette pierre du pays sont ancrés dans le paysage comme s’ils étaient là depuis sa création, nous rappelant que la Hague est une unité dans laquelle chaque village, chaque site, chaque monument nous entraîne vers un autre.Et les gens l’aiment cette Hague. Ceux du Pays en sont fiers et pour les autres elle devient une vraie révélation. Des Horsains comme Didier Decoin s’y installent et lui rendent hommage dans des livres ; Certains viennent y passer de douces années avant de s’y éteindre comme Alexandre Trauner ou Jacques Prévert ; D’autres y tournent des films ou la peignent pour l’immortaliser ou pour en garder une partie près de leur cœur. La Hague c’est tout cela. C’est toute l’authenticité d’un pays. Comme le dit Decoin , la Hague est un grand livre ouvert qui se regarde, qui s’écoute, qui se relit, qui s’écrit. J'ai tenté de l'écrire, découvrez-le ci-dessous.
« Ô espaces qui m’avaient tant fait rêver quand j’étais enfant,me sera t-il jamais permis de vous faire seulement soupçonner ! »
Jean-François Millet
C’est donc au cours des promenades que l’on découvre cette terre si séduisante. La Hague est donc ce territoire imprégné de mer, ce territoire immuable malgré les vents et les tempêtes, témoin de naufrages, de contrebande, de légendes bref de l’histoire de ses habitants. Le Haguais y a depuis toujours laissé ses empreintes sans pour autant dénaturer son milieu. Les maisons, les châteaux, les moulins ou encore les églises construits avec cette pierre du pays sont ancrés dans le paysage comme s’ils étaient là depuis sa création, nous rappelant que la Hague est une unité dans laquelle chaque village, chaque site, chaque monument nous entraîne vers un autre.Et les gens l’aiment cette Hague. Ceux du Pays en sont fiers et pour les autres elle devient une vraie révélation. Des Horsains comme Didier Decoin s’y installent et lui rendent hommage dans des livres ; Certains viennent y passer de douces années avant de s’y éteindre comme Alexandre Trauner ou Jacques Prévert ; D’autres y tournent des films ou la peignent pour l’immortaliser ou pour en garder une partie près de leur cœur. La Hague c’est tout cela. C’est toute l’authenticité d’un pays. Comme le dit Decoin , la Hague est un grand livre ouvert qui se regarde, qui s’écoute, qui se relit, qui s’écrit. J'ai tenté de l'écrire, découvrez-le ci-dessous.
« Ô espaces qui m’avaient tant fait rêver quand j’étais enfant,me sera t-il jamais permis de vous faire seulement soupçonner ! »
Jean-François Millet
Le Marin
Visage devenu sec, tant il fut frappé par les embruns,
Peau cuite par le soleil salé et marquée d’escarres ,
Pouces plats et ongles meurtris sur de très grandes mains
Qui tiennent solidement et bien droite la barre.
Regard fixe sur l’horizon, attentif et évitant,
Bleu de toute cette mer avalée, bleu comme l’océan.
Immobile dans son imposante carrure, par cette houle,
Il ne dit rien, par froideur normande qui en lui coule,
Telle le fleuve dans la mer, mêlée à son sang.
Il cache une moue dure sous sa moustache figée
Puis saute agilement à terre et largue les amarres,
Répète ces gestes mille fois faits et encore refaits,
Impressionne les horsains, fait taire les enfants bavards.
Heureux celui qui comme moi pu voir ces trésors,
Que le pirate protège des tempêtes violentes.
Car il est simple de percer la brume qui couvre le port
Pour trouver une chaleur et une amitié rassurantes.
Osez donc sourire au marin endurcit au cœur d’or !
A Phiphi
Saint-Vaast-la-Hougue
Au petit matin, dorment le long des pontons,
Beaux voiliers, blanches vedettes et yachts brillants.
A l’entrée du port, seuls veillent les goélands :
Dernières sentinelles de la Hougue poursuivant
Les premiers chalutiers rapportant le poisson.
Sous leurs cris et leurs battements d’aile, Saint Vaast s’éveille.
Au bord du quai, les pêcheurs vident filets et casiers.
Sur des lits de varech et de glace pilée,
Luisent les écailles, s’étalent huîtres et bouquet,
Que choisissent en expertes quelques dames vieilles.
Vers la mer descendue, partent les travailleurs
Auprès des parcs ostréicoles de la baie.
Ils croisent des gens bottés, dans la vase penchés,
Qui du bout de leur crochet, cherchent leur souper ;
Et ceci sous l’œil étonné des nombreux marcheurs.
Si vous quittez Saint Vaast, pour d’autres horizons,
Gardez en mémoire tous ces moments de vie
Comme ces peintres qui croquent l’île de Tati.
A votre retour, vous reviendront cette magie,
Toutes ces couleurs, odeurs et tous ces sons.
Beaux voiliers, blanches vedettes et yachts brillants.
A l’entrée du port, seuls veillent les goélands :
Dernières sentinelles de la Hougue poursuivant
Les premiers chalutiers rapportant le poisson.
Sous leurs cris et leurs battements d’aile, Saint Vaast s’éveille.
Au bord du quai, les pêcheurs vident filets et casiers.
Sur des lits de varech et de glace pilée,
Luisent les écailles, s’étalent huîtres et bouquet,
Que choisissent en expertes quelques dames vieilles.
Vers la mer descendue, partent les travailleurs
Auprès des parcs ostréicoles de la baie.
Ils croisent des gens bottés, dans la vase penchés,
Qui du bout de leur crochet, cherchent leur souper ;
Et ceci sous l’œil étonné des nombreux marcheurs.
Si vous quittez Saint Vaast, pour d’autres horizons,
Gardez en mémoire tous ces moments de vie
Comme ces peintres qui croquent l’île de Tati.
A votre retour, vous reviendront cette magie,
Toutes ces couleurs, odeurs et tous ces sons.
Diélette
Rendez nous Diélette.
Rendez nous la Diélette de notre enfance,
Celle des sorties du dimanche et de nos vacances.
Rendez nous la tendre époque,
Le plongeon de la digue, la pêche à la crevette.
Rendez nous le chien dans la rivière,
Les chemins de campagne, les cueillettes
D’escargots, de mûres et de champignons.
Rendez nous les châteaux de sable au Platée,
Les marches vers Siouville, le goudron des rochers.
Rendez nous le mouton grillé et les croustillons,
Les sucreries du boucher et les flambées.
Rendez nous le bruit de la mer au réveil,
Le klaxon du boulanger et le bol de lait.
Rendez nous les flambeaux de juillet,
La foire, les manèges et les sucettes.
Rendez nous les soirées à la plage,
Tous nos jeux et nos rondes sages.
Rendez nous Diélette !
Pourquoi tout doit grandir en ce monde ?
Les enfants comme les petits ports ?
Rendez nous nos souvenirs morts.
Rendez nous la Diélette de notre enfance,
Celle des sorties du dimanche et de nos vacances.
Rendez nous la tendre époque,
Le plongeon de la digue, la pêche à la crevette.
Rendez nous le chien dans la rivière,
Les chemins de campagne, les cueillettes
D’escargots, de mûres et de champignons.
Rendez nous les châteaux de sable au Platée,
Les marches vers Siouville, le goudron des rochers.
Rendez nous le mouton grillé et les croustillons,
Les sucreries du boucher et les flambées.
Rendez nous le bruit de la mer au réveil,
Le klaxon du boulanger et le bol de lait.
Rendez nous les flambeaux de juillet,
La foire, les manèges et les sucettes.
Rendez nous les soirées à la plage,
Tous nos jeux et nos rondes sages.
Rendez nous Diélette !
Pourquoi tout doit grandir en ce monde ?
Les enfants comme les petits ports ?
Rendez nous nos souvenirs morts.
Petit poème pour un petit port
Deux petites jetées de granit.
Onze mètres entre les deux petites jetées de granit.
Vingt cinq barques retenues entre les deux petites jetées de granit.
Cinquante cordes attachant les vingt cinq barques retenues entre les deux petites jetées de granit.
Et moi, toute seule à admirer deux petites jetées de granit.
Onze mètres entre les deux petites jetées de granit.
Vingt cinq barques retenues entre les deux petites jetées de granit.
Cinquante cordes attachant les vingt cinq barques retenues entre les deux petites jetées de granit.
Et moi, toute seule à admirer deux petites jetées de granit.
Port Racine
L’été, à Port Racine, courent sur le granit rosé,Des enfants délurés qui plongent de la courte jetée.
Leurs parents eux, les surveillent d’un air détaché,
Préférant se reposer, adossés aux murs colorés ;
Et tout ce petit monde dore au soleil haguais
Sur ce port de poupée comme à Saint Tropez.
Mais point de bateaux laqués dans cette anse abritée,
Car seules les petites barques ont la place de glisser
Entre les jetées d’où plongent toujours les enfants délurés.
Ils chahutent dans l’eau puis remontent sur les barreaux rouillés,
Sautent tant, que leurs pas n’ont pas le temps de sécher.
Leurs parents, eux ne surveillent plus, sans doute lassés
Ou trop occupés à soigner leur peau brûlée.
Et tout ce petit monde doré au soleil haguais,
Ne songe même pas au corsaire du passé
Qui cherchait à Saint Martin un abri pour mouiller
Et repartir après le grain, pourchasser les Anglais.
Le soir, à Port Racine, courent sur le granit rosé,
Les enfants délurés qui ne veulent pas rentrer.
Leurs parents les traînent par le bras, agacés,
Tandis que les pêcheurs moqueurs quittent leur barque encordée.
Et tout ce petit monde laisse le plus petit port français.
Ô douce insouciance estivale des vacanciers !
Les gens de ce pays
Les gens de ce pays ont le caractère fort
Pour rester debout quand souffle le vent.
Ils semblent aussi froids que les rudes hivers.
Les gens de ce pays sont comme la mer.
Leurs yeux changent de couleur selon l’humeur ;
Les vagues de leur front se creusent avec le temps.
Les gens de ce pays sont aussi résistants
Qu’un petit muret de pierres sur une falaise ;
Jamais ils ne courbent le dos sous la pluie.
Les gens de ce pays, comme leur pays,
Cachent derrière le roc, le panorama
Et offrent de contempler, à celui qui voit.
Pour rester debout quand souffle le vent.
Ils semblent aussi froids que les rudes hivers.
Les gens de ce pays sont comme la mer.
Leurs yeux changent de couleur selon l’humeur ;
Les vagues de leur front se creusent avec le temps.
Les gens de ce pays sont aussi résistants
Qu’un petit muret de pierres sur une falaise ;
Jamais ils ne courbent le dos sous la pluie.
Les gens de ce pays, comme leur pays,
Cachent derrière le roc, le panorama
Et offrent de contempler, à celui qui voit.
Merci à toi Goury
Tes flots qui m’ont tant bercée
Ne t’ont pas toujours ramené
Que de jolis petits galets :
Au soleil dorent mes souvenirs
Qui ne seront pas à l’avenir
Emportés par le vent haguais
Soufflant sur les landes et rochers.
Ici les vieilles pierres m’ont contée
Des légendes, des naufrages et le courage
Des sauveteurs du Mona Rigolet.
Merci à toi Goury
Que je garderai dans mon cœur
Merci pour ces petits bonheurs,
Ces moments de vie et ces douces heures.
Ne t’ont pas toujours ramené
Que de jolis petits galets :
Au soleil dorent mes souvenirs
Qui ne seront pas à l’avenir
Emportés par le vent haguais
Soufflant sur les landes et rochers.
Ici les vieilles pierres m’ont contée
Des légendes, des naufrages et le courage
Des sauveteurs du Mona Rigolet.
Merci à toi Goury
Que je garderai dans mon cœur
Merci pour ces petits bonheurs,
Ces moments de vie et ces douces heures.
Goury dans la brume
La mer caresse les galets
Dans le port calme de la Hague.
Au loin Aurigny disparaît
Et le ciel se perd dans les vagues.
Un voile est tombé sur les landes
Et le phare fait sonner sa corne
Rappelant aux gens qui l’entendent
Que la brume tout le cap orne.
Dans le port calme de la Hague.
Au loin Aurigny disparaît
Et le ciel se perd dans les vagues.
Un voile est tombé sur les landes
Et le phare fait sonner sa corne
Rappelant aux gens qui l’entendent
Que la brume tout le cap orne.
La pêche au crabe
Chaque Haguais
Dans le cœur de chaque Haguais,
Horsains, horsains sachez,
Dans le cœur de chaque Haguais,
Se trouve un poème salé ;
Où volent les mouettes argentées,
Horsains, horsains sachez,
Où volent les mouettes argentées,
Au-dessus des lourds chalutiers.
Dans l’œil bleu de chaque Haguais,
Horsains, horsains sachez,
Dans l’œil bleu de chaque Haguais,
Se mêle la mer agitée ;
Que surplombe le chemin des Douaniers,
Horsains, horsains sachez,
Que surplombe le chemin des Douaniers,
En haut des falaises escarpées.
Dans le rêve de chaque Haguais,
Horsains, horsains sachez,
Dans le cœur de chaque Haguais,
Il y a une maison dans un pré ;
Traversé de petits murets,
Horsains, horsains sachez,
Traversé de petits murets,
Comme dans une toile de Millet.
Horsains, horsains sachez,
Dans le cœur de chaque Haguais,
Se trouve un poème salé ;
Où volent les mouettes argentées,
Horsains, horsains sachez,
Où volent les mouettes argentées,
Au-dessus des lourds chalutiers.
Dans l’œil bleu de chaque Haguais,
Horsains, horsains sachez,
Dans l’œil bleu de chaque Haguais,
Se mêle la mer agitée ;
Que surplombe le chemin des Douaniers,
Horsains, horsains sachez,
Que surplombe le chemin des Douaniers,
En haut des falaises escarpées.
Dans le rêve de chaque Haguais,
Horsains, horsains sachez,
Dans le cœur de chaque Haguais,
Il y a une maison dans un pré ;
Traversé de petits murets,
Horsains, horsains sachez,
Traversé de petits murets,
Comme dans une toile de Millet.
La Mer
Rien ne pourrait me faire
Oublier la mer.
Serais-je vraiment heureuse
Seule et si loin d’elle ?
Moi, éternelle rêveuse !
L’entendre murmurer,
La voir d’or au soleil,
La sentir sous mes pieds,
Goûter son sel sur mes lèvres,
Fait mon petit bonheur.
A n’importe quelle heure,
Assise sur la grève,
Sur les falaises frappées,
J’ai besoin de cet élément,
Par tempête ou beau temps,
Pour pouvoir résister.
Même perdue dans les terres,
Rien ne pourrait me faire
Oublier la mer.
Serais-je vraiment heureuse
Seule et si loin d’elle ?
Moi, éternelle rêveuse !
L’entendre murmurer,
La voir d’or au soleil,
La sentir sous mes pieds,
Goûter son sel sur mes lèvres,
Fait mon petit bonheur.
A n’importe quelle heure,
Assise sur la grève,
Sur les falaises frappées,
J’ai besoin de cet élément,
Par tempête ou beau temps,
Pour pouvoir résister.
Même perdue dans les terres,
Rien ne pourrait me faire
Oublier la mer.
L’Enracinée

Souvent on me dit :
« Tu es comme ceux de ton pays,
Ces chauvins si fiers,
Ces gens de la mer
Qui haussent le ton
Et qui s’effarouchent
Dès que l’on touche
A leur région. »
Souvent on me dit :
« Tu te sens visée
Si on parle de pluie
Là où tu es née. »
On me dit toujours :
« Ce n’est plus de l’amour,
Tu te rends malade
Pour une terre fade. »
Et je réponds chaque fois :
« Je suis une fille de là-bas,
Une fille du vent, de la mer,
Toujours entre ciel et terre.
Je suis une enracinée
De ce bout de terre paumé,
Je suis une fille de là-bas,
Qui ne comprends pas.
« Tu es comme ceux de ton pays,
Ces chauvins si fiers,
Ces gens de la mer
Qui haussent le ton
Et qui s’effarouchent
Dès que l’on touche
A leur région. »
Souvent on me dit :
« Tu te sens visée
Si on parle de pluie
Là où tu es née. »
On me dit toujours :
« Ce n’est plus de l’amour,
Tu te rends malade
Pour une terre fade. »
Et je réponds chaque fois :
« Je suis une fille de là-bas,
Une fille du vent, de la mer,
Toujours entre ciel et terre.
Je suis une enracinée
De ce bout de terre paumé,
Je suis une fille de là-bas,
Qui ne comprends pas.
Promenade hagarde
Venez Ami, partons vous et moi dans la Hague
Je serai votre guide dans ces chemins escarpés
Qui surplombent l’eau bleutée et agitée.
Ecoutez donc s’écraser la vague
Sur ces falaises déchirées.
Ne regardez pas vers l’horizon voilé :
Vous risqueriez de tomber
Dans les pentes des douaniers.
Au vent tremble l’herbe folle,
Au loin une mouette rigole...
Arrêtons nous sur ce rocher
Et admirons la mer s’acharner
Sur ce granit si pur …
Et si vous trouvez la route trop dure,
Ne revenons plus cher ami !
Restons vous et moi à regarder le soleil se coucher
Sur notre belle Normandie…
Je serai votre guide dans ces chemins escarpés
Qui surplombent l’eau bleutée et agitée.
Ecoutez donc s’écraser la vague
Sur ces falaises déchirées.
Ne regardez pas vers l’horizon voilé :
Vous risqueriez de tomber
Dans les pentes des douaniers.
Au vent tremble l’herbe folle,
Au loin une mouette rigole...
Arrêtons nous sur ce rocher
Et admirons la mer s’acharner
Sur ce granit si pur …
Et si vous trouvez la route trop dure,
Ne revenons plus cher ami !
Restons vous et moi à regarder le soleil se coucher
Sur notre belle Normandie…
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